[Championnat – 29ème journée] Un scénario fou !

Continuer la série, et essayer de faire un pas décisif vers le maintien : l’objectif des palois était simple en se rendant en région parisienne, sur la pelouse de l’Entente Sannois Saint-Gratien, concurrente directe des béarnais dans cette fin de championnat très serrée.

Pour ce match, David Vignes avait décidé de prendre quasiment la même équipe que celle brillamment victorieuse le samedi précédent face à l’US Concarneau, mettant à nouveau la paire Rivas-Boupendza en attaque, diablement efficace lors des dernières sorties paloises.
Mais c’était sans Paul Maisonneuve, touché face aux bretons, et forfait pour le match, et remplacé par Kader Kraichi, qui faisait rentrer Anthony Sanchez dans le 11 titulaire.

Avec des supporters palois présents et bruyants, les palois allaient donc essayer d’obtenir un résultat positif pour avancer dans ce championnat si serré.

Les deux équipes se regardent

Sur une pelouse, il faut le souligner, parfaite, palois et sannoisiens se lançaient donc au petit trot dans cette rencontre, ne prenant que peu de risques : si ce n’est un corner des locaux, où Kaboré plaçait sa tête (4ème), et la grosse bataille au milieu de terrain, les dix premières minutes étaient plutôt pauvres en actions intéressantes, et le rythme ne s’emballait clairement pas, au grand dam des 700 spectateurs présents au stade Michel Hidalgo.

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Gbaklé, comme à son habitude, essayait de se lancer dans des rushs dont il a le secret, et la paire Daubin-Kraichi abattait un travail monstrueux, pendant que Koné se la jouait dernier défenseur, sortant hors de sa surface pour couper un ballon en profondeur suite à une contre-attaque francilienne (12ème).

Les imprécisions, le pressing et un peu de précipitation s’enchaînaient, et les défenses prenaient clairement le pas sur les attaques : Malaga et Toussaint se faisaient un plaisir de faire déjouer leurs adversaires, pendant que Martin et Bansais essayaient de contenir les rapides ailiers sannoisiens.

Les équipes se réveillent

La première flèche était décochée par les palois : Rivas, dans son registre de combattant infatigable, arrivait à dévier un petit ballon vers Boupendza, qui transmettait rapidement vers Gbaklé, qui malheureusement était sur son pied droit, ce qui ne lui permettait pas d’appuyer sa frappe de l’intérieur du pied, qui finissait dans les gants de Salamone, le portier francilien (15ème).

Boupendza, en grande forme depuis quelques rencontres, héritait d’un ballon suite à une bonne défense de Toussaint : arrivant côté gauche de la surface, il s’enfonçait, réussissant ses passements de jambes, et se présentait dans un angle excentré face au dernier rempart.
Comme à son habitude, il ne se posait pas de question, et frappait en force du gauche, forçant Salamone à faire une belle parade (18ème).

La réponse sannoisienne venait suite à un coup franc obtenu côté droit de la surface de Koné.
Celui-ci, bien frappé, mettait le feu dans la défense des bleus, et Bansais dégageait le cuir en corner, ne prenant aucun risque.

Trois buts en 3 minutes !

Les palois le savaient, les grands gabarits sannoisiens sur les coups de pieds arrêtés pouvait faire mal : sur le second, le ballon était dévié au premier poteau, et Ouedraogo, seul en embuscade, finissait le travail en poussant le ballon dans les filets béarnais (1-0, 21ème).

Mais on le sait, et c’est une constante cette saison, les béarnais ont du coeur, et savent réagir rapidement après avoir encaissé un but : à peine la remise en jeu était-elle effectuée, que Rivas jouait vers Gbaklé, qui, après un festival côté droit, trouvait Boupendza.
Le gabonais, en confiance, effectuait un crochet et finissait son action en frappant du pied gauche au ras du poteau de Salamone, offrant l’égalisation à son équipe seulement 1 minute après l’ouverture du score (1-1, 22ème) !

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Et ce n’était pas fini !

Les Pyrénéens, pris d’un élan de confiance incroyable, continuaient leur pression, et allaient être récompensés : suite à une bonne passe verticale de Kraichi, Boupendza était trouvé dans l’axe du but francilien, se retournait grâce à un bon contrôle, et jouait vers Rivas, dans la surface.
Celui-ci, bien qu’accroché par son défenseur, s’arrachait, et se retrouvait face à Salamone, qu’il ajustait sans trembler du pied droit, et donnait l’avantage aux palois (1-2, 24ème) !

La révolte des locaux

On pensait que l’Entente allait être sonnée après ces deux buts béarnais : il n’en était rien, bien au contraire.
Ouedraogo, le feu-follet sannoisien, offrait le ballon à Sylla, à 25 bons mètres de la cage de Koné : le milieu de terrain ne tergiversait pas, et envoyait un missile qui finissait sur le poteau du gardien béarnais (25ème) !

Il allait encore être mis à contribution un peu plus tard : Dia était trouvé par Sylla côté droit, et repiquait intérieur, se mettant dans un position de frappe idéale, sur son pied gauche.
Encore un missile à tête chercheuse, et encore un arrêt de classe de Koné, qui en plus captait le ballon sur le corner qui suivait (27ème) !

Le dernier 1/4 d’heure commençait sur le même rythme, et Malaga, Koné ou Toussaint calmaient les ardeurs de leurs adversaires, à coups d’anticipations bien senties, ou de relances tranquilles.

Les palois terminent bien

Rivas, très en forme, récoltait les fruits de son travail, et décalait Gbaklé côté droit : le malien réalisait encore des dribbles dont il a le secret, et se plaçait parfaitement pour enrouler un ballon vers le but de Salamone, mais le cuir passait de peu à côté (32ème).

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Rivas continuait son travail de sape, et obtenait un corner, où Boupendza avait l’occasion de frapper de volée, mais celle-ci montait en chandelle, n’inquiétant pas l’équipe locale (33ème).

Malaga, au four et au moulin, commettait une belle faute côté gauche de sa surface, et récoltait un premier jaune, mais le coup franc qui suivait ne donnait rien (37ème).

Kraichi et Daubin tentaient de faire vaciller leurs adversaires par des passes tendues vers l’avant, ou en essayant de centrer, mais la défense blanche était vigilante et ne voulait pas se faire à nouveau prendre à défaut (40ème).

Les dernières minutes voyaient les joueurs de chaque équipe essayer de frapper ou de se mettre en bonne position, mais ni Gbaklé (42ème), ni Boupendza (43ème) ou Ouedraogo ne réussissaient à se mettre en évidence, et des hors-jeu venaient couper des actions qui partaient souvent bien.

La dernière action était signée des locaux : un centre en retrait blanc était envoyé en pleine surface, et la reprise obligeait Koné à se coucher à la vitesse de la lumière, pour préserver cet avantage juste avant la mi-temps (45ème).

Après ce dernier moment d’intensité, monsieur l’arbitre renvoyait les deux équipes au vestiaire, sur ce score intéressant de 1-2 pour des palois réalistes, et on espérait qu’ils réussiraient à le garder, voire à l’aggraver lors de la seconde période.

Un début de deuxième mi-temps équilibré

Les palois, sûrement galvanisés par ces deux buts dans le premier acte, revenaient sur le pré avec l’envie de continuer sur leur lancée : Gbaklé s’essayait à une frappe, qui passait au-dessus de la transversale de Salamone (46ème).

C’est encore l’ailier malien qui faisait récolter à Sylla un carton jaune, après avoir été fauché par ce dernier (47ème).

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Les deux équipes repartaient comme lors de la première période : un gros combat au milieu, et des défenses efficaces, à l’image de Malaga ou Toussaint, qui essayaient de jouer rapidement vers l’avant, mais sans succès.

Rivas venait faire passer un frisson dans l’arrière-garde sannoisienne : après une relance de Sanchez, celui-ci remisait pour Boupendza, qui n’arrivait pas à trouver une position de frappe.
Le cuir revenait sur le n°11 palois, qui essayait de frapper à son tour, mais son tir s’envolait au-dessus des cages franciliennes (52ème).

Un corner concédé par Martin après un superbe tacle, et une tête de Traoré au-dessus (54ème), un carton jaune pour Rivas, qui accrochait son vis-à-vis, (55ème), et les 10 premières minutes se terminaient tranquillement.

Dans la guerre des tranchées entre les deux équipes, c’est Sannois qui gagne

Rivas (58ème) puis Sanchez (59ème) restaient au sol chacun leur tour, et le jeu s’en trouvait très haché : peu de combinaisons, si ce n’est un centre sannoisien, que personne ne venait couper (61ème).

Le premier changement était opéré par David Vignes : Sanchez, pas remis de son coup pris trois minutes plus tôt, sortait, et Amadou Ciss rentrait sur le rectangle vert (62ème).

Les Sannoisiens s’installaient petit-à-petit dans le camp palois, devenant plus entreprenants et ainsi plus dangereux : le nombre de centres augmentait sensiblement, et même si la défense bleue tenait le coup, on craignait pour la suite du match.

Et ce qui devait arriver, arriva : trouvé sur le côté droit, Dia arrivait à déborder Martin et Toussaint, s’arrachant pour centrer vers Ouedraogo, qui faisait le doublé, seul au second poteau (2-2, 65ème).

A l’image des palois en première mi-temps, les locaux continuaient d’attaquer, et leur coach faisait un changement dans ce sens, en faisant entrer Ribelin à la place de Tertereau (68ème).

La réaction des palois

Un peu secoués par cette égalisation, les béarnais tentaient de réagir, et il en fallait de peu pour que Boupendza inscrive le troisième but, bien trouvé par un centre de Ciss, mais Salamone en décidait autrement, en captant bien le ballon du gabonais.

Cela sonnait le réveil des Pyrénéens, qui retrouvaient des automatismes, à l’image de Kraichi, qui prenait le jeu à son compte : sur un coup qu’il obtenait, le cuir arrivait vers Rivas, qui remisait une fois de plus parfaitement vers son compère de l’attaque, mais Boupendza préférait tenter la passe plutôt que la frappe, sans succès (71ème).

Koné faisait admirer sa qualité technique, sortant de sa surface, contrôlant de la poitrine et dégageant de volée, tout en fluidité (74ème) !

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Rivas faisait parler son aisance dans le jeu aérien ou en remise, Kraichi montait en puissance à l’entrée du dernier 1/4 d’heure, et Martin ou Gbaklé essayaient d’étirer les lignes pour tenter de marquer ce troisième but si précieux.

Ce dernier pensait trouver la faille sur une superbe action initiée par Boupendza : il décalait parfaitement son coéquipier sur la droite, qui tentait d’enrouler du pied gauche, mais cela passait malheureusement à côté (77ème) !

L’Entente reprend du poil de la bête

Kaboré était remplacé par Dramé (78ème), et les intentions franciliennes étaient claires : marquer le but de la victoire !

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Le tout frais rentrait faisait parler la poudre quelques instants plus tard : débordant sur le côté droit, il arrivait, grâce au contre favorable, à centrer dans la surface vers un partenaire, mais l’arrière-garde pyrénéenne finissait par se dégager (80ème).

La nervosité était bien présente en cette fin de match, et les petites fautes de part et d’autre faisaient monter la tension un peu plus : Rivas ou Boupendza, pourtant fatigués par leurs gros efforts durant le match, continuaient de se battre au maximum.

On croyait que Kraichi allait faire basculer le match sur une action lumineuse : Gbaklé jouait pour Rivas, et celui-ci, avec lucidité, laissait passer la balle pour son compère, qui essayait d’ajuster le gardien du gauche, mais la parade de ce dernier était autant décisive que superbe (82ème) !

Une fin de match intense

L’Entente tentait le tout pour le tout, et faisait rentrer Farade à la place de Ouedraogo, double buteur (84ème).

Dans la foulée, David Vignes décidait de fermer la boutique, en sortant Jonathan Rivas, auteur d’une grosse prestation, en lieu et place de Junior Assoumou, qui venait renforcer le milieu de terrain palois (85ème).

Le ballon allait d’un but à l’autre, sans pour autant qu’une des deux équipes soit dangereuse, grâce à des bons retours de Ciss (86ème) ou Martin (87ème) côté béarnais.

Voyant que les Sannoisiens se ruaient à l’attaque, David Vignes effectuait son dernier changement, et c’était Dieudonné Gbaklé qui retournait sur le banc pour laisser entrer Mohamed Guilavogui (90ème), alors que le 4ème arbitre donnait 4 minutes de temps additionnel.

Un corner concédé par Bansais (91ème), un hors-jeu de Dramé (92ème), et une dernière combinaison entre Kraichi, Guilavogui et Boupendza, où le Gabonais n’arrivait pas à trouver une position de frappe, et le coup de sifflet final était donné par l’arbitre, après un match intense, et où le score reflétait plutôt bien la physionomie du match.

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Cependant, ce résultat n’arrange aucune des deux équipes : si les palois sont 8èmes du classement, ils n’arrivent pas à faire le trou avec leurs poursuivants, restant à 3 petits points de la zone de relégation, ce qui prouve une fois de plus, si besoin était, combien ce championnat reste serré !

Mais avec un tel niveau de jeu, et des attaquant en confiance, on ne peut qu’être optimiste pour la fin de saison !

Allez le Pau FC !

Prochain match du Pau FC : le vendredi 13 avril au stade du Hameau face au Rodez Aveyron Football

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